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Le village d'Aubrac, cœur historique du plateau
 

   
Vue générale de l'ancien hôpital d'Aubrac et l'ancien monastère aujourd'hui: la Tour des Anglais et l'église Notre Dame des Pauvres

Aubrac, "Alto Braco", à 1325 m d'altitude, signifie "lieu élevé". Malgré cette position que l'on pourrait croire peu favorable, son histoire est riche en rebondissements.

A l'aube du XIIème siècle, le plateau de l'Aubrac était livré à une exploitation pastorale plus ou moins incontrôlée. La conséquence en était un appauvrissement général, se traduisant par la présence de landes relativement désertes. La légende dit que l'on y trouvait des voleurs et des bandits. Ceux-ci détroussaient les pèlerins venant du Puy-en-Velay, qui utilisaient l'ancienne voie romaine appelée via Aggripa, menant Lyon à Bordeaux et Toulouse, pour se rendre au sanctuaire de Saint-Jacques de Compostelle en Espagne. Ceux qui échappaient aux brigands risquaient de périr dans le froid et la neige.
Ce pèlerinage avait pris un essor dès le Xème siècle. Les difficultés liées au climat et à l'insécurité de la traversée du plateau, conduisent un dénommé Adalard, d'origine flamande, à fonder vers 1120, un monastère hôpital destiné à accueillir, servir et soigner tous les voyageurs. Une cloche sonnée de temps en temps signalait aux itinérants l'hospitalité et le salut prochains. Cette cloche dite "la cloche des perdus" portaient les inscriptions suivantes :
"Deo jubila, clero canta, daemones fuga, errantes revoca, Maria."
"Jubile pour Dieu, Chante pour les clercs,
Chasse les démons, Rappelle les égarés".
"L' Hôpital des Pauvres de la bienheureuse Marie" d'Aubrac eut de glorieuses destinées. Il mesurait 93 m de long sur 111 m de large. La plus grande tour, celle qui subsiste, fut construite au XIVème siècle, pour lutter contre des compagnies anglaises ; l'église est de la fin du XIIème siècle, et le clocher du XVème. Les religieux fondèrent aussi une léproserie ou maladrerie en des lieux retirés sans crainte de contagion pour les voisins, sur la paroisse de Condom d'Aubrac.
L'ampleur de l'hospitalité permettait de distribuer jusqu'à 5 000 pains par jour et d'héberger simultanément 500 personnes. Pour assurer une telle intendance, la domerie gérait une multitude de granges et métairies alimentant cette maison, suivant la charte de la fondation.  Avec Roncevaux dans les Pyrénées, Aubrac est un des rares exemples d'hospitalité de ce genre ; Chateaubriand le décrivait au début du XIXème siècle, le "Saint-Bernard de la France".
Les multiples aléas de l'histoire le déferont et le reconstruiront. La révolution française démantèlera cet ensemble colossal.

Aujourd'hui, le village d'Aubrac est un village visité par de nombreux touristes, mais aussi par de nombreux pèlerins et randonneurs qui marchent sur le Chemin de Compostelle ou sur le Tour des Monts d'Aubrac.
Malgré les nombreuses destructions de l'histoire qui ont laissé peu des vestiges, on pourra toutefois admirer le style de l'église de Notre Dame des Pauvres, de la Tour des Anglais ouverte l'été pour accueillir les pèlerins et randonneurs.
 

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